Christine Fréchette et son «affection particulière» pour Québec
Avant même d’être assermentée première ministre du Québec, Christine Fréchette s’est rendue à la Capitale Nationale pour rencontrer son maire, Bruno Marchand. Alors qu’elle dit vouloir placer la Ville de Québec «au top de sa liste» des priorités, voici ce que la nouvelle leader du Québec souhaite voir pour la Capitale Nationale.
Après une rencontre dite courte mais agréable entre Bruno Marchand et Christine Fréchette, la nouvelle Première Ministre a eu l’honneur de devenir mairesse honoraire de la Ville. «J’ai une affection particulière pour la Ville de Québec», s’est exprimé Christine Fréchette à Québec, mercredi, aux côtés du maire Marchand. «On avait déjà cette connexion entre nous, et je pense que ça pourra nous guider pour la suite.»
Après discussion avec le maire, la nouvelle Première Ministre désignée souhaite prioriser 3 grands projets pour la Capitale-Nationale: la culture, le français et le transport.
La culture: une empreinte «inestimable»
Le premier dossier à la table de Fréchette? La culture. «L’empreinte de la culture de la Ville de Québec, il est inestimable», s’est-elle exprimée.
La première ministre désignée a aussi ajouté que plusieurs investissements sont déjà prévus dans le secteur de la culture à Québec et ce, dès le mois de mai. Elle prévoit commencer par la construction du nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Québec dédié à l’artiste Jean Paul Riopelle.
Originaire de Trois Rivières, c’est à l’âge de 16 ans que Christine Fréchette a déménagé à Québec pour poursuivre ses études. C’est ensuite en 1994 qu’elle a obtenu une maîtrise en relations internationales à l’Institut québécois des hautes études internationales de l’Université Laval.
Des efforts particuliers pour la francophonie
Alors qu’elle a nommé la Ville de Québec «berceau de la francophonie dans les Amériques», Christine Fréchette prévoit prêter une attention particulière à la langue française dans la Capitale-Nationale. «Faire vivre le français, c’est cher au cœur de notre formation politique», a-t-elle mentionné. Bien qu’elle n’ait pas fait mention de projet en particulier, Christine Fréchette a réitéré son intérêt de vouloir s’engager sur l’axe de l’identité à travers la langue française, à Québec.
Sans oublier le transport
La nouvelle première ministre n’a bien sûr pas pu s’adresser aux gens de Québec sans glisser un mot sur ses intentions en matière de transport. Sommairement, Christine Fréchette compte «réduire les enjeux en termes de circulation», à Québec.
Voici ce que la nouvelle leader souhaite voir, en termes de transport, à Québec:
- Un troisième lien tracé à l’est, en collaboration avec le privé;
- L’étude de circulation de poids lourds sur le pont de Québec;
- Une voie dynamique sur le pont Pierre-Laporte;
- La construction d’un pont à étagement à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf;
- Et plus de pression sur Ottawa pour le financement du tramway.
Quand on est une capitale comme Québec, avec un statut et une taille au niveau démographique importante, on doit se doter de modes de transport structurés. Le tramway, c’en est un, de ces modes.
Christine Fréchette, première ministre du Québec
Beaucoup de boulot
Bien que le maire Marchand ait réitéré son soutien à Christine Fréchette, le boulot ne fait que commencer à Québec pour la nouvelle première ministre.
Selon un sondage de Pallas Data du 14 avril dernier, c’est Éric Duhaime qui mène dans la région de la Capitale-Nationale. Le Parti conservateur du Québec l’emporterait avec 34% des intentions de vote, suivi du Parti Québécois avec 24% et de la Coalition Avenir Québec avec 20%.