Soutenez

Christine Fréchette investit 28 M$ en itinérance

Lionel Carmant, Christine Fréchette, Bruno Marchand et Karine Boivin Roy.
Lionel Carmant, Christine Fréchette, Bruno Marchand et Karine Boivin Roy. Photo: Facebook - Christine Fréchette

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a annoncé le 7 mai 2026 un investissement de 28 M$ destiné à contrer l’itinérance dans trois régions: l’Outaouais, la Capitale-Nationale et la région de Montréal. Cette enveloppe vise à agir simultanément sur l’accès au logement, la santé mentale, les dépendances, la prévention et l’accompagnement des personnes vulnérables, indique le gouvernement.

L’annonce a été faite en présence du ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant, de la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy, ainsi que du maire de Québec et président du comité sur l’itinérance de l’Union des municipalités du Québec, Bruno Marchand.

1000 logements pour prévenir la rue

La pièce maîtresse de cet investissement est un projet-pilote de 1000 unités de logement financé à hauteur de 21 millions de dollars sur trois ans, dans le cadre du Programme de supplément au loyer en prévention (PSLP). De cette somme, 3 millions de dollars sont réservés à l’accompagnement et au soutien des personnes concernées.

Le fonctionnement du PSLP repose sur la prévention. Lorsqu’un ménage est à risque imminent de perdre son logement, ce logement est converti en logement subventionné. Le ménage n’a donc pas à déménager et peut demeurer dans son domicile en ne consacrant qu’une portion raisonnable de ses revenus au loyer.

Mme Fréchette espère ainsi réduire le nombre de personnes qui s’ajoutent chaque année à la population itinérante. Selon le gouvernement, plus de 20% des personnes en situation d’itinérance au Québec ont indiqué que l’expulsion de leur logement avait constitué le principal point de bascule vers la rue.

Au-delà du volet logement, l’investissement annoncé par le gouvernement Fréchette cible également les enjeux de santé mentale et de dépendance, deux facteurs étroitement liés à la situation d’itinérance. Le gouvernement reconnaît que ces défis sont persistants et qu’ils nécessitent une intervention coordonnée et soutenue.

L’itinérance en croissance

L’annonce de Christine Fréchette survient un peu moins d’un mois après la publication des dernières données sur l’itinérance visible au Québec. On y note une augmentation de plus de 20% de la population itinérante, y compris à Montréal, à Québec et à Gatineau, trois des villes les plus touchées par le phénomène.

Selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, il y avait 12 077 personnes en situation d’itinérance visible à travers le Québec en avril 2025. De ce nombre, 5036 se trouvaient sur l’île de Montréal, 1084 à Québec et 866 en Outaouais. Entre 2022 et 2025, Montréal a vu presque 300 personnes s’ajouter au décompte, alors qu’il y en a eu 202 de plus en Outaouais et 164 à Québec.

En avril, James Hughes de la Mission Old Brewery réclamait une nouvelle approche en matière de logement et d’itinérance.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Toute l'actualité locale au même endroit.

En vous inscrivant à Mon Métro, vous manifestez votre engagement envers la presse locale. + Profitez d’une expérience numérique personnalisée en fonction de vos champs d’intérêt et du quartier où vous résidez. + Sélectionnez vos articles favoris pour une lecture en différé.