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Le prix des chalets augmentera de 4% au Québec, selon Royal LePage

Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Auttomatic

La rareté de l’offre et une demande soutenue, amplifiée par le repli des voyageurs canadiens vers les destinations locales, devraient continuer de faire grimper les prix des propriétés récréatives au Québec cette année. La pression est particulièrement forte dans la Capitale-Nationale.

Le prix médian d’une maison unifamiliale dans les régions récréatives du Québec devrait augmenter de 4,0% en 2026 pour atteindre 484 328$, selon le Rapport printanier sur les propriétés récréatives de Royal LePage publié mercredi. En 2025, ce même prix médian pondéré avait déjà progressé de 7,3% par rapport à 2024, pour s’établir à 465 700$.

Les propriétés en bord de l’eau ont pour leur part vu leur prix médian pondéré croître de 2,4% en 2025 pour atteindre 545 600$, tandis que le segment des copropriétés en milieu récréatif affichait une hausse plus marquée de 5,8%, à 378 700$. Selon Royal LePage, l’appréciation plus forte des propriétés non riveraines — généralement plus abordables — témoigne d’une vague de nouveaux acheteurs qui font leur entrée sur le marché des chalets.

«Bien que le contexte mondial actuel incite certains acheteurs à la prudence, le marché récréatif québécois demeure extrêmement résilient en raison d’une offre structurellement limitée», souligne Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires chez Royal LePage. Il évoque notamment la tendance à conserver les propriétés récréatives dans les familles de génération en génération, ce qui restreint davantage l’inventaire disponible et soutient les valeurs, même en période d’incertitude économique.

Le repli américain, un moteur inattendu

Les tensions commerciales et politiques entre le Canada et les États-Unis semblent jouer un rôle croissant dans la dynamique du marché récréatif québécois. Selon Statistique Canada, les voyages aller-retour des Canadiens vers les États-Unis ont reculé de 14,5% en février 2026 par rapport à la même période en 2025. Ce repli se traduit par un regain d’intérêt pour les destinations de villégiature locales.

Selon un sondage mené par Royal LePage auprès de 29 courtiers œuvrant dans les marchés récréatifs du Québec, 42% d’entre eux ont observé une hausse de la demande locale en 2025 attribuable aux tensions avec les États-Unis, bien que 55% n’aient noté aucun changement à cet égard.

Un autre sondage, réalisé par Burson pour le compte de Royal LePage en 2025, révèle que plus de la moitié (54%) des Canadiens propriétaires d’une résidence aux États-Unis envisagent de vendre dans la prochaine année, et que près du tiers (32%) de ceux ayant récemment vendu ou prévoyant le faire comptent réinvestir dans l’immobilier canadien.

«Ce mouvement de l’achat local se traduit concrètement par un transfert de la demande: les Québécois délaissent les côtes de la Floride et les plages du Maine au profit de propriétés au bord de nos lacs dans les Laurentides, en Estrie et dans Charlevoix», observe St-Pierre.

Le chalet comme résidence principale, une tendance qui s’accélère

Au-delà des facteurs géopolitiques, une transformation démographique redessine en profondeur le marché récréatif québécois. L’arrivée des derniers baby-boomers à la retraite, combinée à l’essor du télétravail, pousse un nombre croissant de ménages à faire du chalet leur résidence principale. Ce phénomène est particulièrement visible dans les Laurentides, les Cantons-de-l’Est et en Gaspésie.

Augmentation des prix des chalets, par MRC.

Capitale-Nationale: deux dynamiques distinctes

Dans la région de Québec, les marchés récréatifs affichent des trajectoires contrastées. Dans la MRC de La Côte-de-Beaupré, le prix médian des maisons unifamiliales a bondi de 19,4% en 2025 pour atteindre 430 000$, tandis que la MRC de La Jacques-Cartier enregistrait une hausse de 12,2%, à 460 000$. Les propriétés riveraines de La Jacques-Cartier ont quant à elles progressé de 21,0% pour atteindre 544 500$.

Pour 2026, les prévisions divergent nettement: une croissance de 5,0% est attendue dans La Côte-de-Beaupré, contre 11,5% dans La Jacques-Cartier. «La demande sur le marché de la Côte-de-Beaupré tourne actuellement au ralenti en raison de prix déjà élevés et d’un inventaire à la hausse, ce qui rend les acheteurs beaucoup plus sélectifs», explique Michèle Fournier, vice-présidente et courtière immobilière agréée chez Royal LePage Inter-Québec.

Elle précise toutefois que la région conserve un avantage stratégique grâce à une législation sur la location à court terme plus permissive que dans les secteurs voisins, tandis que Stoneham-et-Tewkesbury, dans La Jacques-Cartier, attire des familles de Drummondville et de Trois-Rivières prêtes à agir rapidement pour sécuriser des propriétés haut de gamme.

Chaudière-Appalaches: l’abordabilité comme atout

La MRC des Appalaches se distingue par des prix encore accessibles, malgré une forte appréciation. En 2025, le prix médian d’une maison unifamiliale y a augmenté de 14,8% pour atteindre 229 500$, et une hausse additionnelle de 5,0% est prévue pour 2026. «La région des Appalaches se distingue par son vaste éventail de possibilités, offrant des propriétés riveraines pour tous les budgets», indique Mélissa Roussin, courtière chez Royal LePage Blanc & Noir.

Elle note que plusieurs acheteurs acquièrent d’abord une résidence secondaire dans l’objectif avoué de s’y installer en permanence d’ici quelques années, une tendance qui, conjuguée à la rareté de l’inventaire, devrait maintenir la pression sur les prix.

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine: des hausses importantes, une stabilisation en vue

La Gaspésie a connu certaines des plus fortes progressions de prix au Québec en 2025. La MRC d’Avignon a mené le bal avec une hausse de 28,6%, portant le prix médian à 270 000$, suivie de La Côte-de-Gaspé (+16,1%, à 240 000$) et de Bonaventure (+4,4%, à 227 500$). Pour 2026, les perspectives sont plus sobres: une croissance de 5,0% est anticipée dans Avignon, alors que les MRC de Bonaventure et La Côte-de-Gaspé devraient voir leurs prix progresser d’à peine 0,5%.

«Pour 2026, je prévois un marché plus stable: l’inventaire demeurant bas, le nombre de transactions sera limité, ce qui maintiendra les prix. Bien que les prix ne devraient pas connaître de hausse majeure, les propriétés de haute qualité continueront de voir leur valeur progresser», souligne Christian Cyr, courtier chez Royal LePage Village. Il signale par ailleurs un changement dans les critères de sélection des acheteurs, qui se détournent des propriétés en bord de mer ou de rivière en raison de l’érosion côtière et des inondations plus fréquentes, au profit de résidences offrant de meilleures garanties de durabilité.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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