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Le salaire minimum augmente au Québec. Voici ce qu’il faut savoir

Image générée par l'intelligence artificielle dans le style de l'art minimaliste. L'image montre une femme tenant des billets d'argent.

Image générée par l'intelligence artificielle.

Stefani Balinky - Collaboration spéciale

Les Québécois gagnant le salaire minimum ou le salaire taux de pourboire se réjouiront d’une hausse de salaire de 3,1% à compter du 1er mai 2026. Les salariés au pourboire demeurent à 80% du salaire minimum général. 

Selon la CNESST, le salaire minimum au Québec passe à 16,60$ l’heure. Pour les salariés au pourboire, le taux passe de 12,90$ à 13,30$. Ces ajustements représentent une hausse d’environ 3,11%.

Le salaire minimum augmente aussi pour les personnes qui travaillent sur des terres agricoles et sont rémunérées au poids. Le taux pour un kilogramme de fraises passe de 1,28$ à 1,32$ et le taux des framboises passe de 4,78$ à 4,93$ le kilogramme.

N’oubliez pas le pourboire

Au Québec, les pourboires sont la propriété exclusive des employés et non de l’employeur. Ce dernier bénéficie déjà d’un taux réduit pour ses salariés au pourboire. Pour atteindre le même revenu horaire que les travailleurs du régime général, un serveur doit récolter au minimum 3,30$ de pourboire par heure.

Pour le consommateur moyen, la question demeure: cette hausse sera-t-elle refilée directement sur l’addition? Toutefois, pour ceux qui choisissent de ne pas laisser de pourboire, il est essentiel de mesurer l’impact réel sur le revenu du travailleur. Le pourboire suggéré est de 15%.

Plusieurs travailleurs exclus du salaire minimum

Les travailleurs de plateforme, les pigistes et les travailleurs autonomes ne sont pas visés par les hausses du salaire minimum. Puisqu’ils ne sont pas considérés comme des «salariés» au sens de la Loi sur les normes du travail, ils ne bénéficient pas du plancher salarial de 16,60$ l’heure qui entre en vigueur.

Commission et cueillette: les montants doivent dépasser le salaire minimum

Les salariés à commission doivent gagner au moins l’équivalent du salaire minimum une fois leurs heures travaillées et leurs commissions calculées. À titre d’exemple, une personne travaillant 40 heures par semaine avec un salaire de base de 30 000$ se situe sous le seuil légal. Pour respecter la loi, les commissions doivent totaliser au moins 4 528$ annuellement, portant sa rémunération totale à 34 528$. Ce qui correspond au salaire minimum annuel pour un poste à temps plein.

Les cueilleurs de fraises et des framboises bénéficient également de protections en cas de situations hors de leur contrôle. Par exemple, si la saison de culture est affectée par une inondation et que les champs ne produisent pas le rendement habituel, le travailleur n’est pas tenu responsable de cette baisse de productivité. Dans un tel cas, l’employeur est tenu de combler l’écart pour s’assurer que le salarié reçoive au moins le salaire minimum en vigueur au Québec.

Le salaire minimum fédérale est de 18,15$

Le Québec accuse un certain retard par rapport au gouvernement fédéral en ce qui concerne le taux et le calendrier d’ajustement du salaire minimum. Alors qu’Ottawa a hissé le salaire minimum fédéral à 18,15$ le 1er avril 2026, celui du Québec ne passe qu’à 16,60$. 

Le taux fédéral ne s’applique qu’aux entreprises sous réglementation fédérale, telles que les banques, les ports, le transport aérien et les télécommunications.

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