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Le prix des maisons continue d’augmenter, tiré par le marché de luxe

Photo: Archives / Métro

Le prix des maisons a encore une fois augmenté dans le Grand Montréal et dans l’ensemble du Québec au premier trimestre de 2026, tiré par un marché du luxe performant. Ailleurs au Canada, c’est l’inverse: les prix continuent de tomber selon les données dévoilées jeudi par Royal LePage.

Le marché immobilier québécois a abordé 2026 sur une note de sobriété calculée. Finis les élans impulsifs des années de pandémie : l’acheteur d’aujourd’hui analyse, compare, hésite et, surtout, choisit. Mais sous cette prudence nouvelle, les prix continuent de grimper, portés par une pénurie d’inventaire persistante et une demande qui n’a pas dit son dernier mot. C’est le portrait que dresse Royal LePage.

Explosion des prix dans la ville de Québec

Les prix continuent d’avancer à une vitesse fulgurante à Québec. Avec une hausse de 10,7% sur un an, le prix de l’agrégat de la Capitale-Nationale atteint 475 300$ — la performance la plus robuste de toute la province, et même de l’ensemble du Canada. Québec occupe le haut du classement pour un huitième trimestre consécutif.

D’un trimestre à l’autre, la progression des prix est de 4,8%.

L’unifamiliale détachée grimpe de 11,1% pour s’établir à 508 500$, franchissant ainsi la barre du demi-million. La copropriété n’est pas en reste avec une hausse de 8,4% pour atteindre 350 000$.

«Le manque d’inventaire de qualité continue de maintenir une pression à la hausse sur les prix», indique Michèle Fournier, vice-présidente et courtière chez Royal LePage Inter-Québec. La stabilité de l’emploi, entre autres à cause de la force du secteur public, permet aux acheteurs d’avoir accès à des prix plus élevés.

Mais même à Québec, le marché a changé de visage. La frénésie des années passées a cédé la place à une réflexivité nouvelle. «Nous assistons à un assainissement du marché où la discipline et l’analyse rigoureuse des coûts remplacent les achats impulsifs», résume Fournier. Les propriétés issues de successions, souvent vieillies et nécessitant des mises à jour, trouvent preneur plus difficilement. Les acheteurs, aux budgets plus serrés, ont une tolérance zéro pour les zones à risque environnemental comme les plaines inondables.

Une tendance sociologique mérite également d’être soulignée: des semi-retraités quittent leur résidence principale pour s’installer à l’année dans leur chalet, libérant ainsi un inventaire qui ne compense toutefois pas la demande globale. Le retour d’entrepreneurs vers Québec et la stabilité du milieu universitaire viennent quant à eux consolider les perspectives.

La région de Québec devrait enregistrer une hausse de 12,0% au quatrième trimestre de 2026, prévoit Royal LePage. Ce sera, encore une fois, la croissance la plus forte dans la province.

Un portrait nuancé à Montréal

Dans le Grand Montréal, le prix de l’agrégat s’est établi à 645 800$, soit une progression de 3,3% par rapport à la même période en 2025. La hausse est de 0,8% par rapport au dernier trimestre de 2025.

Ce chiffre global masque toutefois une fracture profonde entre les segments. D’un côté, l’unifamiliale progresse de 6,1% sur un an pour atteindre 759 400$, portée par une demande ferme dans des quartiers comme Villeray et Rosemont. De l’autre, la copropriété stagne, avec une hausse symbolique de 0,1% pour s’établir à 490 900$.

«Les copropriétés du centre-ville peinent face à un surplus d’inventaire amplifié par la concurrence du neuf», explique Marc Lefrançois, courtier chez Royal LePage Tendance. À Ville-Marie et à L’Île-des-Sœurs, la sursaturation de nouvelles constructions pèse lourd sur les vendeurs de propriétés existantes, indique-t-il.

Le luxe mène la hausse

Le fait marquant du premier trimestre demeure le retour en force du marché de prestige. Dans Montréal Centre, le prix de l’agrégat a bondi de 7,6% pour atteindre 797 300$. L’unifamiliale détachée y frôle désormais le million et quart: 1 242 900$, en hausse de 9,4%. Seule exception dans ce tableau: le condo, dont le prix médian a légèrement reculé de 0,2% à 588 600$.

La fin progressive du télétravail redistribue aussi les cartes géographiques. L’exode vers les banlieues éloignées, qui avait gonflé les prix de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, s’essouffle. Les acheteurs reviennent vers l’Île pour se rapprocher de leurs milieux de travail. Un mouvement qui, selon les experts, devrait soutenir les prix dans les quartiers urbains au cours des prochains trimestres.

Royal LePage prévoit que le prix de l’agrégat dans le Grand Montréal augmentera de 5,0% d’ici la fin de l’année (par rapport à 2025).

À l’échelle de la province, le prix de l’agrégat d’une propriété a progressé de 4,4% sur un an pour atteindre 473 900$. L’unifamiliale détachée tire la locomotive avec une hausse de 5,9% pour s’établir à 517 400$, alors que la copropriété accuse le coup avec une croissance plus timide de 2,6%, à 403 000$.

Le Québec, à contre-courant du Canada

La performance québécoise prend tout son relief lorsqu’on la compare à l’ensemble du pays. Pendant que le prix de l’agrégat avance ici, celui de l’ensemble du pays recule de 2,0% pour s’établir à 812 900$.

Toronto et Vancouver ont respectivement cédé 4,7% et 4,5%. Une divergence qui n’est pas nouvelle, mais qui se confirme: l’immobilier québécois vit une toute autre réalité, notamment parce que les prix demeurent accessibles en comparaison aux autres marchés.

La décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,25% en mars 2026 a contribué à stabiliser les attentes. Dans ce contexte de prévisibilité monétaire, les acheteurs québécois planifient leurs transactions printanières avec une confiance mesurée, sans la fébrilité des années de taux planchers. Les renouvellements hypothécaires, qui auraient pu déstabiliser le marché, sont absorbés sans trop de turbulences grâce à l’équité accumulée par les propriétaires au fil des années.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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