Immigration: les chambres de commerce critiquent le ministre Roberge
Le 30 janvier dernier, le Ministre de l’immigration Jean-François Roberge a présenté son Programme de sélection de travailleurs qualifiés aux Québécois, suscitant plusieurs réactions. L’une d’entre-elles provient des Chambres de commerce et d’industrie de Québec et de Lévis, qui n’ont pas hésiter à exprimer leurs préoccupations concernant les politiques d’immigration économique.
Elles soulignent, entre autres, un décalage entre les annonces politiques et les réalités économiques vécues en région:
La régionalisation, nous dit-on, avance. Nous aurions aimé partager cet optimisme. Mais après plus d’un an d’interventions publiques, de données présentées en commission parlementaire et de dialogues avec les décideurs, force est de constater un décalage persistant entre les annonces et les réalités économiques de nos régions.
Les Chambres de commerce critiquent certaines décisions récentes du gouvernement, telles que l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et le maintien des seuils d’immigration permanente à 45 000 personnes par an. Elles estiment que ces choix ne tiennent pas compte des besoins économiques réels et des contributions des travailleurs et étudiants étrangers déjà intégrés. Ces derniers, souvent francophones et formés au Québec, sont perçus comme essentiels pour répondre aux besoins du marché du travail régional.
Un marché du travail sous tension
Le marché du travail dans la grande région de Québec est sous tension, soulignent les deux organismes. Le taux de chômage y est particulièrement bas, à 3,4% dans la RMR de Québec et 3,7% dans la Capitale-Nationale. C’est bien en dessous des moyennes provinciale et nationale. Dans Chaudière-Appalaches, ce taux atteint même 2,8%.
Ces chiffres traduisent une situation de quasi plein emploi, mais aussi une pénurie de main-d’œuvre criante, avec près de 17 000 postes vacants dans la région Québec-Lévis. Les salaires horaires ont augmenté de manière significative, de 7,1% en Chaudière-Appalaches et de 3,1% dans la Capitale-Nationale, en raison de la concurrence féroce entre les entreprises pour attirer les travailleurs.
Une alliance économique entre Lévis et Québec
Afin de faire entendre leur voix, les Chambres de commerce de Québec et Lévis ont annoncé la formation de l’Alliance économique Lévis-Québec.
Cette coalition représente plus de 6200 entreprises et vise à influencer les décisions politiques en se basant sur des données économiques concrètes. L’Alliance demande une révision des seuils d’immigration pour mieux refléter les besoins du marché du travail, l’instauration d’une clause de droits acquis pour les travailleurs étrangers intégrés, et la mise en place d’un mécanisme de consultation régionale.
Les Chambres de commerce appellent le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration à engager un dialogue constructif avec les acteurs économiques régionaux. Elles soulignent que la prospérité de la région de Québec et de Lévis, et par extension celle du Québec, dépend de politiques d’immigration qui soutiennent plutôt qu’elles ne freinent le développement économique.
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