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Crise au SPVQ: Le chef de police a fait le point

Photo: Métro Média Benjamin Aubert

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Denis Turcotte a défendu la pertinence de l’unité GRIPP au cœur des différentes interventions controversées qui ont été largement médiatisées depuis le week-end dernier.

Au cours d’un long point de presse de près de 45 minutes, Denis Turcotte a assuré que cette unité était «nécessaire». «C’est une unité qui a plus que sa raison d’être. Ils ont un mandat spécifique pour les endroits névralgiques de la Ville de Québec. Dans un Service de police comme celui que je dirige présentement, c’est essentiel», a expliqué le grand patron du SPVQ.

«L’unité GRIPP a été créée sous sa forme actuelle en 2004. Ça fait plusieurs années. Le travail de cette unité fait en sorte que vous tous, moi, ma famille, vos familles puissent marcher librement dans la ville et aller dans les endroits licencié en toute sécurité. Le travail qu’ils font en marge et que vous ne voyez pas fait en sorte qu’on a un certain contrôle sur la criminalité», a-t-il poursuivi tout en se montrant ouvert à revoir son mandat. 

Toujours pas de rencontres

Par ailleurs, le chef de police a affirmé qu’à l’heure actuelle, aucun policier ou témoin des différents événements n’ont été rencontrés. Les cinq policiers suspendus mardi l’ont été sans avoir pu donner leur version des faits. «Nous les avons suspendus sur la base de la préanalyse des séquences vidéo, de la rédaction de leur rapport et de leur implication. On verra la pertinence de les garder suspendus lorsqu’on aura approfondi leur niveau d’implication», a-t-il expliqué. Selon lui, aucune pression politique n’a été faite précédemment à cette décision. 

Voies de fait

Bien que les enquêteurs internes soient toujours en quête de vidéos entourant les événements de vendredi afin de mieux comprendre les circonstances ayant mené à l’intervention sur Grande-Allée, Denis Turcotte a indiqué que six personnes avaient été arrêtées au cours de celle-ci en raison d’un épisode de voies de fait signalé sur place. Sur le lot, deux individus auraient résisté à leur arrestation. 

Concernant l’ensemble des événements médiatisés ainsi que les propos entendus sur l’une des vidéos, il souhaite en savoir plus sur ce qui a précédé ces situations. «Pris tout seul, on voit une action qui est posée, mais elle est en réaction à quoi? J’aimerais ça avoir la séquence au complet. Ce serait facile pour moi de vous dire aujourd’hui ben non, ce n’était pas approprié ou que l’événement était tellement rendu tendu que le policier a dit des paroles. Est-ce qu’elles sont excusables? Peut-être que oui, peut-être que non. Je veux aller au fond des choses pour savoir ce qui s’est passé. Je veux savoir comment ça a commencé et comment ça s’est terminé», a-t-il commenté. Il a toutefois précisé que certains propos entendus «n’étaient pas élégants». 

Finalement, le chef de police a aussi promis que si l’enquête démontre qu’il a eu des actions de nature criminelle posée par les agents concernés, ces éléments seront transmis au DPCP.

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