Pageau garde espoir de partager les frais de cour contre l’agglomération
MUNICIPAL. Questionné lors de la première assemblée du conseil municipal, le maire de L’Ancienne-Lorette garde espoir que Saint-Augustin paie sa part des frais d’avocats dans la cause remportée contre l’agglomération. Gaétan Pageau assure qu’il en fait mention chaque fois qu’il rencontre son homologue.
Il réitère ne jamais manquer une occasion d’évoquer avec Sylvain Juneau le partage de la facture. Ironiquement, il persiste de l’iniquité dans le règlement d’un dossier sur l’équité des frais d’agglomération. À ce jour, L’Ancienne-Lorette a versé 4M$ contre environ 500 000$ pour Saint-Augustin pour défendre la cause contre l’agglomération qui profite aux deux villes. Pourtant, en raison de sa richesse foncière, Saint-Augustin reçoit 60% des remboursements de la quote-part.
«C’est quelque chose qui m’irrite depuis longtemps. Je tends régulièrement la perche à M. Juneau et je lui demande d’être bon joueur. Je ne veux pas partir en guerre et je suis heureux que les citoyens de Saint-Augustin profitent de notre victoire en cour contre l’agglomération. Nous espérons juste qu’elle assume sa juste part des frais d’avocats», insiste M. Pageau. Il laisse la chance au coureur et estime que ce serait un beau signe de collaboration entre les deux villes autonomes.
Correction permanente
Faisant le point dans le dossier de la quote-part, le maire de L’Ancienne-Lorette salue l’ouverture de la Ville de Québec en vue de corriger la situation de façon permanente. Il y voit une nécessité afin de pouvoir planifier le budget municipal et ne plus avoir de surprises. «Notre quote-part doit être prévisible et respectueuse de la capacité de payer des Lorettains.»
Comme promis, M. Pageau répète qu’il souhaite remettre l’argent dans les poches des citoyens. Il rappelle que le processus est très encadré par les lois municipales. La Ville continue d’étudier les options qui s’offrent à elle, notamment par le biais d’une baisse de taxes, diminuer la dette ou payer comptant les immobilisations. Toutefois, l’émission d’un chèque aux contribuables s’avère peu envisageable.
«Il faut gérer ce dossier de façon cohérente. Notre priorité est concentrée sur l’obtention de notre dû et la stabilisation de la quote-part. Ensuite, on verra à alléger le fardeau des contribuables. La Ville a consacré plus de 10 ans d’efforts et investi plusieurs millions de dollars en ce sens. Nous avons obtenu 21M$ et en attendons environ le même montant pour la surfacturation des années 2016-21 qui restent à compenser par l’agglomération. Des décisions restent à prendre quant à l’utilisation de ces remboursements», indique le maire Pageau.
