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Simon Gagné de retour chez les Remparts 23 ans plus tard

Les Remparts de Québec ont fait de l’ancien joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Simon Gagné leur nouvel entraîneur adjoint, le 13 juillet dernier. L’ancien attaquant vedette des Diables rouges prendra également part aux décisions liées à la construction de l’effectif, en tant que conseiller au directeur général.

«C’est le contexte idéal pour apprendre le métier. C’était le scénario parfait pour moi, parce que je serai entouré d’une équipe d’expérience», souligne le nouvel adjoint de Patrick Roy.

Bien qu’il se réjouisse maintenant de l’occasion qui lui est offerte, Gagné avoue avoir été surpris lorsqu’il a reçu un coup de fil du grand manitou des Diables rouges, par un beau samedi soir il y a environ un mois.

«Ça faisait plusieurs fois que je parlais avec Jacques Tanguay [le président des Remparts] de mon envie d’aller chercher quelqu’un d’autre et, en joke, on avait commencé à dire qu’on aimerait avoir Simon Gagné. Un bon soir, je soupais chez Jacques et j’ai appelé Simon pour lui offrir cette opportunité-là, sur le coup il a vraiment paru sous le choc», raconte Patrick Roy.

Quelques jours plus tard, les deux hommes se sont rencontrés dans un restaurant de Lac-Beauport pour discuter de l’offre. L’attitude de Gagné avait alors changé du tout au tout selon l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts.

«Il était vraiment enthousiaste, c’est là que j’ai vu que ma proposition avait touché sa passion pour le hockey, explique Roy. Après quelques minutes à jaser au restaurant, on a tout de suite commencé à parler de hockey et il n’y avait plus aucun doute.»

Rempart de cœur

Même si Simon Gagné a joué pendant 15 saisons dans la LNH, ses meilleurs souvenirs de hockeyeur ont eu lieu au cours de ses années de hockey junior. «J’ai vécu de très beaux moments pendant ma carrière, mais j’ai toujours eu une grande appartenance envers la ville de Québec et les Remparts. J’ai connu plusieurs bons amis ici, je viens de Québec, j’ai grandi en étant un partisan des Nordiques. Même en n’en faisant plus partie, j’ai toujours eu un attachement particulier pour l’organisation», confie-t-il.

C’est d’ailleurs ce fort sentiment d’appartenance que celui qui a remporté la Coupe Stanley avec les Kings de Los Angeles en 2012 veut transmettre aux joueurs qui arriveront dans les prochaines années. «Je veux leur montrer qu’on doit être fiers de porter ces couleurs-là, que ça symbolise quelque chose d’important de jouer pour les Remparts de Québec.»

Transmission des savoirs

Questionné à savoir ce qu’il souhaite que son nouvel adjoint apporte aux joueurs sur le plan technique, Patrick Roy répond sans hésiter. «Simon était un joueur offensif qui a compté beaucoup de buts dans la LNH, c’est là qu’il va pouvoir aider les gars. Par exemple, il va pouvoir leur donner des conseils sur le positionnement en avantage numérique, le long de la bande et devant le filet, il n’y a pas grand monde de mieux placé pour leur enseigner ça à mes yeux», constate l’entraîneur-chef.

Le nouvel adjoint compte bien mettre son expérience auprès de grands entraîneurs à profit dans ses nouvelles fonctions avec les Remparts. Il dit entre autres être inspiré par la philosophie axée sur l’offensive de l’actuel entraîneur des Capitals de Washington, Peter Laviolette, qu’il a côtoyé à Philadelphie.

Le président des Remparts de Québec, Jacques Tanguay, ne s’est pas défilé lorsqu’est venu le temps d’aborder la grande question de la conférence de presse: est-ce que l’arrivée de Simon Gagné prépare le terrain à un départ éventuel de Roy?

«En affaires, je suis quelqu’un qui évite de faire de l’improvisation. C’est certain que la venue de Simon fait partie de notre plan de relève. On veut lui permettre d’apprendre un maximum auprès de Patrick pour voir s’il veut continuer là-dedans», soutient-il.

Patrick Roy, pour sa part, affirme ne pas avoir d’attentes envers son nouveau protégé. «Ce que je veux surtout, c’est qu’il aille à son rythme pour apprivoiser la vie d’un entraîneur dans la LHJMQ. L’important c’est qu’il ne se sente pas coincé, que sa famille puisse s’adapter tranquillement elle aussi», conclut-il.

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