Charlesbourg

Maria-Goretti: maltraitance envers des chats

Au moins deux chats sur la même rue ont été agressés.

VIOLENCE. Des résidents ont vu leur chats revenir à la maison sauvagement maltraités dans le secteur Maria-Goretti.

Un premier cas s’est produit à la mi-octobre près de la 76e Rue et de l’avenue Paul-Comptois. Un chat s’est esquivé pendant 24h, pour ensuite revenir très mal en point. «Mon chat a une patte paralysée puisque selon le vétérinaire, elle a été tirée par traction brusque», rapporte la propriétaire qui refuse de s’identifier par peur de représailles. Peu de temps après, cette dernière a porté plainte à la police pour dénoncer la situation.

C’est en parlant de l’histoire à des voisins que la dame a réalisé qu’un autre chat a été maltraité sur la même rue deux semaines plus tôt. Cet autre félin a eu beaucoup moins de chance. «Le chat de mes parents d’environ sept ans avait l’habitude de sortir de temps en temps, révèle Nathalie Tremblay, ébranlée par la situation. Il était gentil, mais il ne se laissait pas approcher facilement. Leur chat est rentré en soirée, mais il n’avait plus de queue.» La famille a cherché la queue sur le terrain, pensant qu’elle se serait peut-être prise quelque part, mais en vain.

Révélations troublantes du vétérinaire

Après une visite chez le vétérinaire, le couple âgé de 79 ans a dû se résoudre à faire euthanasier leur animal de compagnie. «Ce n’était pas une coupure, poursuit la fille du couple. Le vétérinaire a mentionné qu’il s’agissait vraiment d’une blessure d’arrachement. Il faut certainement beaucoup de force pour arracher une queue jusqu’à l’intérieur du corps d’un animal. L’agresseur a dû faire tourbillonner le chat très violemment.»

Secteur pourtant tranquille

Le couple vit à Charlesbourg depuis 1997 et c’est la première fois qu’ils entendent une situation de la sorte. Dans les deux situations de maltraitance, aucune autre blessure ni marque de batailles n’était visible. Fait étrange: les deux animaux sont aussi revenus à leur domicile sans collier. Sur les réseaux sociaux, ces deux incidents ont fait ressortir beaucoup d’indignation. Certains propriétaires en ont même profité pour publier des photos de leur chat disparu ou blessé depuis quelques mois.

«Avec un pareil manque de sensibilité, la situation fait peur parce qu’on ne sait pas jusqu’où cette violence peut aller.»

– Nathalie Tremblay, victime de Charlesbourg

Le Service de police de Québec est clair quant aux actions à prendre dans une situation pareille. «Les victimes peuvent se rendre dans un poste de police ou communiquer avec le 9-1-1 afin qu’un rapport de cruauté animale soit rédigé, explique l’agent aux communications David Poitras. La cruauté envers un animal est une infraction criminelle qui peut être enquêtée par notre service, et particulièrement s’il y a plusieurs animaux victimes de maltraitance dans un même secteur. Nous invitons également d’autres propriétaires d’animaux de ce quartier à porter plainte si leur chat a subi de la maltraitance.»

 

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