lang="fr-FR" > Alex Gaumond interprétera Jean Valjean dans Les Misérables
Arts et spectacles

Alex Gaumond sera Jean Valjean dans la mégaproduction «Les Misérables»

Le comédien Alex Gaumond chante sur scène dans le rôle de Jean Valjean dans la comédie musicale Les Misérables.

Alex Gaumond dans le rôle de Jean Valjean.

Marie-Josée R. Roy - Collaboration spéciale

Un budget de plusieurs millions, 37 artistes (acteurs, danseurs, chanteurs) sur scène, 16 musiciens, 1000 items de costumes: Juste pour rire ne lésine sur aucun moyen pour faire de la comédie musicale Les Misérables une production majestueuse, la plus ambitieuse de son histoire, et l’une des fresques théâtrales les plus fastes jamais présentées au Québec. Et dans le rôle central de Jean Valjean, on trouve Alex Gaumond.

Québécois né à Montréal et vedette du West End londonien, Gaumond n’a encore jamais joué sur une scène professionnelle dans sa langue natale. Nommé aux Olivier Awards, il a brillé dans Company (auprès de Jonathan Bailey, de Bridgerton), Sweeney Todd (avec Emma Thompson), Mathilda et Legally Blonde, entre autres faits d’armes.

«En termes de rôle légendaire, Jean Valjean, c’est le top», dit-il. «J’ai déjà chanté beaucoup de chansons du rôle en concert à travers les années, en anglais; mais l’opportunité de le faire en français, ça sera toute une aventure! Et ça m’ouvrira peut-être une porte pour faire d’autres spectacles ici.»

Une distribution du tonnerre

Les acteurs de cette relecture québécoise des Misérables ont été dévoilés mardi, et tous avaient le mot à la bouche en conférence de presse: la pièce tirée du roman de Victor Hugo est un mythe, un monument, un chef-d’œuvre auquel tout comédien aspire à prêter corps.

Debbie Lynch-White (pour la première fois dans une comédie musicale, en Mme Thénardier), Klara Martel-Laroche (vue dans La Mélodie du bonheur et à Quel talent!, dans le rôle de Fantine), Joëlle Lanctôt (qui a incarné Mary Poppins dans la pièce de Juste pour rire en 2016) et Éric Paulhus comptent parmi les principaux visages d’une distribution qui n’a pas été sélectionnée pour sa notoriété, mais pour l’excellence de ses aptitudes vocales et physiques.

Les Dominique Côté, Stanley Kassa, Nathan Bois-McDonald, Amélie Baland-Capdet et autres, dont les noms garnissent aussi l’affiche bleu, blanc et noir des Misérables, ont tous fait partie de versions de classiques acclamés, ici ou à l’international. Dans leur palmarès, on compte des oeuvres légendaires comme Carmen, Starmania, Nelligan, Le Fantôme de l’Opéra, Le Roi Lion et Pub Royal.

«La force des Misérables, c’est la force du groupe, du collectif. C’est une œuvre grandiose musicalement, donc il faut des artistes spécialisés en comédie musicale pour livrer cette partition. Le public aura de belles surprises. On a reçu plus de 700 candidatures lors des auditions, et on est allés chercher la crème de la crème des artistes», soutient Jérôme Tremblay, directeur et producteur exécutif, division Spectacles de Juste pour rire.

«C’est l’histoire avec un grand H, racontée à travers l’histoire avec un petit H, avec des personnages plus grands que nature, à l’époque de la Révolution française. C’est un grand bonheur», résume Renaud Paradis, habitué de spectacles musicaux (Waitress, Les parapluies de Cherbourg), qui incarnera L’Évêque dans Les Misérables.

Une ampleur jamais vue

Après le triomphe de Chicago l’an dernier, 25 000 billets des Misérables se sont déjà envolés et une série de 18 supplémentaires vient d’être annoncée. Une nouvelle réjouissante, d’autant plus que son hôte montréalaise, l’Espace St-Denis, fête cette année ses 110 ans.

À Québec, la pièce sera jouée au Grand Théâtre.

Même si le choix de l’œuvre est «audacieux», reconnaît Jérôme Tremblay, parce que le ton des Misérables est plus dramatique que celui d’Annie ou Mary Poppins, par exemple. Dans la France du XIXe siècle, Jean Valjean, traqué par l’inspecteur Javert, promet à l’ouvrière Fantine de veiller sur sa fille, Cosette, tandis que gronde la révolte dans les rues de Paris.

«Mais on reste dans le spectacle à grand déploiement, d’une ampleur jamais vue au Québec. On transporte vraiment les gens dans la Révolution française du XIXe siècle, avec des décors très imposants qui rappellent l’époque. On met le paquet sur scène, scénographiquement parlant, avec des grandes structures, beaucoup de costumes d’époque. Les gens vont être vraiment servis dans la qualité visuelle du spectacle!», note Jérôme Tremblay, qui sourit en mentionnant que «ne produit pas qui veut» la comédie musicale la plus célèbre au monde.

Celle-ci a tenu l’affiche pour la dernière fois dans la Belle Province, au Capitole de Québec en 2008 (avec Gino Quilico) et, entre autres déclinaisons, a été objet d’un film avec Hugh Jackman et Anne Hathaway (2012).

«Le modernisme de notre proposition sera dans les costumes, les décors, les éclairages», affirme Éric Paulhus, alias Combeferre. Il y aura beaucoup de couleurs. On n’est pas dans le vieux théâtre poussiéreux!»

La mouture des Misérables qui prendra vie chez nous de juin à août, d’après le livret et la trame sonore d’Alain Boublil et Claude Michel Schönberg, est celle du Théâtre du Châtelet, qui a cartonné à Paris l’an dernier, et non pas celle de Broadway, à New York ou Londres. La mise en scène exacte de là-bas, signée Ladislas Chollat, est transposée ici avec la participation de Benoît Landry (Chicago, Plaines de chansons, Lili St-Cyr) et du directeur musical David Terriault.

Les Misérables tiendra l’affiche de l’Espace St-Denis, à Montréal, du 20 juin au 19 juillet, et du Grand Théâtre de Québec du 7 au 22 août. Consultez lesmislacomediemusicale.com pour plus de détails.

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