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L’électrification des autobus retardée, le RTC salue la mesure

Le ministre des Transports, Jonatan Julien, a annoncé lundi le report de l’électrification des réseaux d’autobus du Québec. Les sociétés de transport auront donc plus de temps pour amortir les coûts des infrastructures, et elles pourront s’approvisionner en autobus hybrides en attendant. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a exprimé sa satisfaction à l’égard de l’annonce.

Le ministre Julien a fait son annonce lors du déjeûner-bénéfice de Trajectoire Québec.

Depuis le 1er janvier 2025, le gouvernement ne subventionne plus l’achat de véhicules hybrides. Si un transporteur comme le RTC doit remplacer un véhicule, il doit opter pour un véhicule électrique s’il souhaite obtenir une aide financière provinciale.

La subvention pour les véhicules hybrides sera réintroduite à partir de 2028.

Une annonce saluée

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) a salué la récente annonce du ministre Julien. Depuis plusieurs années, le RTC et les autres membres de l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) plaident pour le retour des subventions destinées aux véhicules hybrides. L’objectif est de permettre une transition vers l’électrification qui soit «réaliste» et «financièrement soutenable» pour les sociétés de transport.

En décembre, le RTC a même présenté un budget retirant les projets d’électrification. Les investissements pour le tramway ont toutefois été maintenus.

«Après plusieurs années de représentation auprès du gouvernement du Québec au sujet de l’acquisition des autobus hybrides, nous sentons une véritable écoute et un désir de collaboration pour assurer une transition pragmatique qui ne se fera pas au détriment de l’offre de service aux citoyens. Le RTC compte poursuivre le dialogue avec le ministre pour s’assurer que les subventions pour l’acquisition des véhicules hybrides soient au même niveau que pour les électriques», a déclaré Yannick Fauteux, président du RTC.

Même son de cloche du côté de l’ATUQ, qui regroupe l’ensemble des sociétés de transport du Québec.

«Sur le plan technique et financier, cette nouvelle approche offre enfin la souplesse nécessaire pour permettre aux sociétés prêtes à aller de l’avant avec l’électrique de poursuivre leur trajectoire, tout en donnant aux autres une solution réaliste pour renouveler leur parc. Les autobus hybrides représentent une option immédiatement déployable, moins coûteuse et compatible avec une électrification progressive et responsable», affirme Harout Chitilian, directeur général de l’ATUQ.

Électrification en dents de scie

L’électrification des réseaux de transport en commun du Québec a essuyé plusieurs échecs au cours des dernières années. Le ralentissement des investissements de la part du gouvernement ont laissé plusieurs municipalités avec des autobus électriques sans infrastructures pour les accueillir et les recharger. C’est notamment le cas à Québec et à Gatineau.

À Montréal, l’explosion des coûts d’un centre de transport a forcé le report sine die de l’ajout d’infrastructures électriques. Des midibus électriques achetés en Chine se sont aussi révélés être des citrons.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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