La première ministre Christine Fréchette et le ministre de l’Économie Bernard Drainville ont annoncé que le chantier naval Davie a obtenu des contrats fédéraux évalués à 11,3 milliards de dollars. Ils en ont fait l’annonce aujourd’hui, à Lévis, accompagnés du Premier Ministre Mark Carney.
Ces contrats, accordés par la Garde côtière canadienne, prévoient la construction de six brise-glaces intermédiaires et devraient créer ou consolider près de 5 000 emplois de qualité au Québec pour une période de plus de dix ans.
En 2023, Québec a accordé une contribution financière de 519,2 millions de dollars pour soutenir la modernisation des installations de Davie à Lévis. Combinée à la contribution de l’entreprise, cette mise à niveau a totalisé près de 840 millions de dollars d’investissements.
La même année, Québec a également injecté 110 millions de dollars pour appuyer l’acquisition du chantier naval Helsinki Shipyard Oy, en Finlande, reconnu comme un leader mondial dans la construction de brise-glaces et de navires de classe glace. De cette somme, 43 millions ont été versés en capitaux propres et 67 millions sous forme de prêt. Cette acquisition a permis à Davie de renforcer son expertise de calibre mondial, comme en témoigne la construction du Polaire Max, premier brise-glace canadien réalisé conjointement par les équipes nord-américaine et européenne de l’entreprise.
« Notre gouvernement a eu raison de croire en Davie et de lui donner les moyens de réussir », a déclaré la première ministre Christine Fréchette. « C’est une excellente nouvelle pour nos travailleurs, nos fournisseurs et nos régions. »
Le ministre Bernard Drainville s’est dit particulièrement fier de l’annonce : « Ce contrat vient renforcer la place de Lévis comme plaque tournante de la construction navale au Québec. La pérennité du chantier est maintenant assurée pour des décennies à venir. »
Les retombées économiques de ces contrats ne se limiteront pas au chantier de Lévis.
Davie entretient des relations commerciales avec quelque 1 000 fournisseurs répartis aux quatre coins du Québec, dont des entreprises comme Cima+, WSP, Hamel Construction, Dinamo, ALMACO, Charl-Pol, Méridien Maritime et ArcelorMittal. Des sous-traitants et des fournisseurs de plusieurs régions seront ainsi appelés à participer à cette importante chaîne d’approvisionnement.
Le plus grand chantier naval du Canada, situé en Chaudière-Appalaches, s’impose désormais comme un partenaire incontournable de la construction navale à l’échelle nationale et internationale. Le Québec, qui constitue le troisième pôle naval du Canada avec une dizaine de chantiers maritimes générant plus de 2 000 emplois directs, renforce ainsi son positionnement dans ce secteur stratégique.
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