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Juste pour rire: Adib Alkhalidey propose un «Esti de line up»

L'humoriste Adib Alkhalidey assis sur un tapis avec un casque d'écoute sur la tête.

L'humoriste Adib Alkhalidey.

Le titre parle de lui-même: pour les deux spectacles qu’il anime sur les scènes extérieures du festival Juste pour rire à Montréal et à Québec, Adib Alkhalidey a invité ses humoristes préférés dans le but avoué de constituer un Esti de line up.

Davantage qu’un enchaînement de prestations de stand up ou une réplique de comédie club, le rendez-vous d’Adib prendra surtout des allures de happening musical «intelligent, drôle et profondément humain», sous la direction musicale du saxophoniste Julien Fillion. Les jeunes étoiles Megan Brouillard, P-O Forget, Anas Hassouna, Jean-Michel Elie et Mibenson Sylvain s’y succéderont dans une ambiance de franche camaraderie.

Voici cinq questions à Adib Alkhalidey sur son Esti de line up et ses autres projets.

Un spectacle inspiré de la scène extérieure

Adib, peux-tu nous expliquer à quoi ressemblera cet Esti de line up à Montréal et Québec?

«Ce sont tous des humoristes que j’ai trouvé fabuleux et fabuleuses dans les dernières années, qui sont très connus ou que je veux mettre en lumière. On aurait voulu faire un plus gros line up, mais c’est le genre d’événement que j’aimerais refaire à l’avenir, monter un show de coups de cœur, pour que les gens passent une soirée mémorable. C’est très excitant. On a de super belles présentations, de belles intros. Ce n’est pas juste une soirée où les humoristes se présentent sur scène l’un après l’autre; je voulais quelque chose d’hilarant, créer une expérience pour le spectateur. Moi, je vais faire quelques numéros, tirés du matériel de mon nouveau spectacle, ainsi que des présentations pour tout le monde, avec deux petits moments musicaux auxquels je vais collaborer.»

Comment t’est venue l’idée de ce rassemblement?

«J’avais animé sur une scène extérieure, beaucoup plus simplement, à Québec [le spectacle Génération stand up, alors que le festival s’appelait encore ComediHa!, NDLR], il y a deux ans. J’avais trouvé ça tellement l’fun, d’inviter des gens que j’apprécie et que je trouve bons! C’est cet événement-là qui m’avait donné la piqûre. J’avais passé une super soirée, et j’ai eu envie de le refaire dans ma ville à moi. Et ce, même si je n’avais jamais accepté de me produire sur une scène extérieure auparavant, parce que les conditions ne sont pas toujours faciles. Mais ça n’enlève rien au fait que les gens passent un super moment. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de jouer devant 3000, 4000 ou 5000 personnes.»

Toi, de quoi parleras-tu sur scène?

«Je ne sais pas encore, j’y vais au feeling. J’ai beaucoup de matériel en ce moment, je devrai faire des choix. Je vais faire des numéros que j’aime et qui, je pense, se jouent bien devant des foules extérieures. Pour moi, c’est vraiment une opportunité d’aller partager mon amour du métier et faire passer une bonne soirée aux gens. Moi, je suis parent, maintenant. J’ai deux enfants de 2 ans et 9 mois. Bien que ça ne soit pas un événement pour les bambins, les ados, leurs parents et les familles vont y trouver leur compte s’ils viennent. Maintenant que j’ai des enfants, j’apprécie de me trouver dans des événements où il y a de l’humour et de la musique, à l’extérieur, et j’en comprends l’ampleur. C’est l’fun de voir les gens sortir profiter de leur ville, que nos rues deviennent des expériences inoubliables.»

Les projets d’Adib Alkhalidey

Dans la dernière année, tu as réalisé la série jeunesse La nuit devant nous, à Télé-Québec, et tu as lancé ton quatrième disque, Plexus lunaire, que tu viens d’aller défendre aux Francos de Montréal. Quels sont tes projets pour le reste de 2026?

«Être un parent est un job à temps plein, maintenant. Tout le reste, c’est des sidelines! Je suis en rodage depuis quelques mois et mon sixième spectacle, Comme les Mongols à Baghdad, sera officiellement lancé le 25 septembre, à la Cinquième Salle de la Place des Arts [où il s’installe en résidence pour une dizaine de dates, avant de partir en tournée, NDLR]. Mais je ne fais pas de première médiatique. Je fais des tournées très courtes, et je n’ai pas le besoin marketing, si on veut, de créer un immense momentum au lendemain d’une première. Dès qu’on pense à une première médiatique, on pense aux critiques, et dès qu’on pense aux critiques, on n’est plus dans le geste spontané. J’essaie de garder mon approche la plus terre-à-terre possible. On donne des billets aux journalistes quand ils veulent voir le spectacle, tout le monde est bienvenu, mais il n’y a pas d’événement majeur où on dit: « Venez nous voir! » J’essaie de garder mon affaire plus humaine. Comme réalisateur, je travaille aussi sur des scénarios très excitants, qui avancent super bien.»

Tu as préféré déposer tes cinq spectacles (Je t’aime – 2013, Ingénu – 2016, Mais quelque chose te regarde – 2019, Québécois Tabarnak – 2022 et Des putes et des voleurs – 2024) sur YouTube pour les rendre accessibles au public, plutôt que sur une plateforme québécoise. Pourquoi?

«Les plateformes québécoises ne veulent rien savoir de mes spectacles. Pour avoir les spectacles, ils veulent les formater à leur manière et détruire mon travail. Et je refuse de le faire. Alors, ils ne veulent rien savoir de mon travail, et moi je ne veux rien savoir de leurs contraintes.»

Adib Alkalidey présente: Un esti de line up aura lieu le 17 juillet, sur la Place des Festivals, à Montréal, dans le cadre du festival Juste pour rire, qui se tient du 15 au 26 juillet. À Québec, le spectacle sera présenté le 6 août, à la Place George-V. Pour plus d’informations, on consulte le site web officiel du festival.

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