Crise du logement à Québec: QS dresse un bilan «accablant» de la CAQ
À la veille du 1er juillet 2026, des centaines de ménages cherchent encore un toit dans la région de Québec, malgré une hausse du nombre de logements vacants dans la Capitale-Nationale. Le député solidaire de Taschereau, Etienne Grandmont, tire la sonnette d’alarme et dresse un bilan sévère de huit années de gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière de logement.
Pour de nombreux Québécois, la date du 1er juillet est devenue source de stress et d’incertitude. Selon Etienne Grandmont, la réalité diffère selon les profils. «Pour des étudiants, c’est synonyme de devoir rajouter des heures à la job ou de se prendre un nouveau colocataire pour réussir à payer un loyer qui devient de plus en plus cher. Pour des familles, c’est regarder ce qu’on peut couper de plus pour pouvoir payer une hausse que le salaire ne suit jamais. Pour des personnes vulnérables, c’est la crainte de devoir vivre sa première nuit à la rue,» dit-il.
Le député solidaire souligne que malgré les promesses répétées du gouvernement caquiste de résoudre la crise par davantage de mises en chantier, le résultat sur le terrain est tout autre. «Aujourd’hui on a plus de logements vides et inabordables, plus de logements réservés à de la location courte durée, plus de logements délabrés et plus de personnes en situation d’itinérance. C’est ça, le bilan de la CAQ,» affirme-t-il.
Après huit ans de gouvernement caquiste, Québec solidaire estime que le logement est devenu inabordable partout au Québec. Le parti accuse la CAQ d’avoir laissé le marché locatif aux mains des spéculateurs, rendant les logements abordables de plus en plus rares et les loyers de plus en plus élevés.
Etienne Grandmont précise toutefois une nuance. «La CAQ n’a pas créé la crise de l’abordabilité, elle l’a simplement encouragée en tournant le dos aux locataires, en fermant les yeux sur la crise, en balayant du revers de la main toutes les solutions que nous lui avons proposées et en improvisant quand elle n’avait plus le choix d’agir,» dit-il.
La situation dans la Capitale-Nationale illustre, selon le parti, une contradiction frappante : malgré une hausse des logements vacants, l’abordabilité demeure hors de portée pour de nombreux ménages, ce qui témoigne, selon Québec solidaire, d’un marché déconnecté des besoins réels de la population.
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