Garderies : Québec priorise les familles établies au détriment des résidents temporaires
Québec a l’intention de revoir les règles d’attribution des places subventionnées dans les services de garde éducatifs à l’enfance au Québec, en accordant la priorité aux familles établies de façon permanente dans la province. Cette annonce faite aujourd’hui par la ministre de la Famille, Catherine Blouin, concerne notamment les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies subventionnées.
Ceci signifie que les places subventionnées seront donc accordées en priorité aux citoyens canadiens et aux résidents permanents. Les travailleurs étrangers titulaires d’un permis de travail fermé, séjournant au Québec principalement pour y travailler, seront également référés en priorité.
En revanche, les demandeurs d’asile, les travailleurs étrangers temporaires détenant un permis de travail ouvert ainsi que les étudiants étrangers devront se contenter des places résiduelles.
« Nous agissons de manière responsable et ordonnée afin de répondre d’abord aux besoins des familles établies ici », a déclaré la ministre Blouin. « Notre proposition permet à tous les parents qui habitent de manière habituelle au Québec d’avoir accès à une place à contribution réduite et de conserver la priorité d’accès aux places à 9,65 $ par jour en installation, pour les parents qui y étaient déjà admissibles. C’est une belle avancée pour les familles. »
Le ministère de la Famille estime qu’environ 5 160 enfants de demandeurs d’asile âgés de cinq ans ou moins se trouvent actuellement au Québec, qu’ils occupent ou non une place en service de garde éducatif à l’enfance. Le budget 2026-2027 prévoit la conversion de 5 000 places non subventionnées en places subventionnées, ce qui «devrait contribuer à élargir l’accès pour les familles admissibles», selon Québec.
Un «système de loterie», selon Québec Solidaire
Québec Solidaire a réagi à l’annonce plus tôt aujourd’hui, indiquant qu’il s’agissait d’un «nouveau système de loterie pour l’accès à des places de garderie subventionnée».
Pour Andrés Fontecilla, responsable solidaire en matière d’immigration, cette annonce de la ministre Christine Fréchette ne règle en rien la crise des places en service de garde. « On pensait que Christine Fréchette ne ferait pas de la petite politique sur le dos des enfants et des demandeurs d’asile, mais avec cette annonce on voit bien que la CAQ persiste et signe », a-t-il déclaré.
Il rappelle que 30 000 familles se trouvent actuellement en attente d’une place en garderie subventionnée, un problème qu’il attribue directement à l’incapacité du gouvernement caquiste à tenir sa promesse de compléter le réseau des centres de la petite enfance (CPE). Selon lui, tenter de faire porter la responsabilité de cette situation aux demandeurs d’asile constitue un « écran de fumée » destiné à masquer le « bilan désastreux » du gouvernement en matière de financement du réseau.
Alexandre Leduc, responsable solidaire en matière de famille, s’est montré tout aussi virulent. Il estime que le gouvernement fait fausse route en opposant les familles québécoises aux personnes immigrantes. « Bloquer l’accès à une garderie à des tout-petits, c’est vraiment ça le Québec qu’on veut bâtir ? », a-t-il lancé, qualifiant l’annonce de « fausse solution » qui est à la fois « révoltante et ridicule ».
—
Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.