Campus Notre-Dame-de-Foy : professeurs et étudiants réclament un cégep public autonome
Le comité exécutif de l’Association des professeurs du Campus Notre-Dame-de-Foy-CSN (CNDF) s’oppose fermement à la proposition de la ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, d’intégrer l’établissement au Cégep de Sainte-Foy. L’association syndicale du collègue situé à Saint-Augustin-de-Desmaures réclame plutôt la création d’un cégep public autonome à part entière pour la région de Portneuf.
Pour les professeurs du CNDF, l’enjeu dépasse la simple question administrative : c’est l’âme même de l’institution qui est en jeu. « Pour nous, c’est une question d’identité. Depuis une soixantaine d’années, le CNDF a construit une culture de proximité pédagogique unique entre le personnel enseignant et les personnes étudiantes tout en offrant un encadrement personnalisé au sein des programmes. Cette identité se perdrait dans une institution de bien plus grande taille », soutient le comité exécutif de l’Association des professeurs du CNDF-CSN.
Les professeurs soulignent également que la ministre Biron admet elle-même ne pas être en mesure d’assurer le maintien des programmes préuniversitaires au CNDF, alors qu’il s’agit pourtant des programmes fondateurs de l’institution.
Non au «campus satellite»
La croissance de la région de Portneuf justifierait, selon des défenseurs du CNDF, la création d’un établissement collégial public pleinement autonome, et non d’un simple campus satellite à l’ouest de Québec.
Alors que les bâtiments du campus peuvent accueillir jusqu’à 4 000 étudiantes et étudiants, l’association questionne la pertinence d’obliger étudiants et enseignants à effectuer des navettes entre Sainte-Foy et Saint-Augustin-de-Desmaures.
« L’expertise précieuse, tout comme les décisions pédagogiques et organisationnelles, doivent demeurer près du milieu, sur le terrain. Le gouvernement doit saisir cette occasion pour élargir l’offre publique d’enseignement collégial dans la région. L’avenir du CNDF devrait être guidé par des objectifs éducatifs et collectifs plutôt que par une logique de rationalisation administrative. C’est toute la communauté qui en profiterait », a déclaré Léandre Lapointe, vice-président responsable du regroupement privé à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).
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