Impasse sur la gouvernance du Centre de crise de Québec
Le Centre de crise de Québec, organisme communautaire spécialisé dans l’aide d’urgence en santé mentale, traverse une crise de gouvernance. Depuis dix mois, la direction et les 50 employés de l’organisme s’affrontent concernant la présence d’un représentant du personnel au sein du conseil d’administration. Un bras de fer qui paralyse la négociation de la convention collective, note le syndicat.
Le conseil d’administration du Centre de crise de Québec compte neuf membres, dont un siège réservé à un représentant des employés. Cette disposition fait partie de la convention collective des travailleurs. La direction souhaite abolir ce siège immédiatement, ce que le syndicat refuse catégoriquement.
La convention collective des employés est échue depuis le 31 mars 2025. En décembre 2025, une entente de principe avait été soumise aux employés, mais elle a été rejetée par un vote à 84 %, avec 16 % d’abstentions. Le seul motif invoqué par les travailleurs pour ce refus: la suppression de leur place au conseil d’administration.
Face à cette impasse, le syndicat propose une période de transition d’un an, accompagnée de la mise en place d’un comité de consultation des employés. L’employeur a également rejeté cette proposition, selon le syndicat.
Les employés estiment que le poste au sein du CA est une vitrine importante pour que la direction obtienne un portrait complet de la réalité sur le terrain.
«Cette histoire de représentation d’employés au conseil d’administration, c’est le symptôme d’une crise entre des travailleuses et travailleurs de terrain qui ne demandent qu’à garder leur voix au chapitre, et des gens qui leur refusent cela. Avec un siège sur neuf présentement, le personnel ne peut contrôler l’organisme, mais seulement espérer se faire entendre», a déclaré Stéphanie Watters, présidente de la section locale 5347 du SCFP.
Le Centre de crise de Québec a pour mission d’intervenir rapidement auprès des personnes en détresse, afin de prévenir l’aggravation des crises, de favoriser leur maintien dans leur milieu naturel et de réduire la durée d’hospitalisation lorsque nécessaire. L’organisme soutient également les proches et l’entourage des personnes en situation de crise.
Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.