Logements sociaux et CPE à l’îlot Saint-Vincent-de-Paul
L’administration Marchand a annoncé la reprise du projet de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul, après des décennies d’anticipation. Le projet ira de l’avant avec une construction dès le printemps 2027, avec 151 unités d’habitation sociale et 80 places en CPE.
Revendiqué depuis des années par les citoyens et citoyennes de Saint-Jean-Baptise, l’îlot Saint-Vincent-de-Paul est à l’abandon depuis presque 40 ans. Il a été acquis par l’administration Marchand en 2022.
«Ça fait 40 ans ici qui ne se passait rien, c’était une verrue pour la Ville, à l’entrée du patrimoine de l’UNESCO», s’est exprimé le maire de Québec, Bruno Marchand, dans une vidéo explicative sur ses réseaux sociaux. «Ça bouge, et c’est parce que il y a du monde qui y ont cru, qui y ont cru très fort.»
Un projet d’envergure, le coût de l’espace d’habitation s’élève à environ 55,7 millions de dollars. Cette somme sera partagée entre les trois paliers de gouvernement ainsi que des prêts consentis par la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL).
Le projet sera également le premier au Québec à bénéficier des sommes de Maisons Canada, avec une contribution d’Ottawa estimée à 11,2 millions de dollars.
Déjà des frustrations
Bien que le maire Marchand se réjouisse du projet, l’annonce n’a pas fait l’unanimité. Le comité populaire de Saint-Jean-Baptiste, entre autres, critique lourdement le projet.
«On parle de logements qui actuellement tourneraient autour de 1400$ par mois pour un 3 et demi et 1600$ par mois pour un 4 et demi. Dans un contexte où la cherté du loyer fait déjà des ravages, qui va pouvoir se payer ces logements?» s’est indignée Marie-Ève Duchesne, porte-parole pour le Comité dans un communiqué émit aujourd’hui. «Nous avons besoin de logements sociaux, de logements que l’on peut réellement se payer. Les logements intermédiaires n’aident en rien à la situation, si ce n’est que de faire baisser la facture du gouvernement du Québec au détriment des ménages les plus pauvres.»