La grève du milieu communautaire atteint son paroxisme aujourd’hui, alors qu’environ 10 000 personnes manifestent leur mécontentement à Québec, à l’appel du mouvement «Le communautaire à boutte».
La manifestation de jeudi clos deux semaines de grève au cours desquelles les travailleuses et les travailleurs du milieu communautaire ont réclamé de meilleures conditions de travail. Entre autres, ils demandent un financement récurrent à la mission plutôt qu’au projet afin qu’ils puissent planifier leurs interventions sur plusieurs années.
«Il y a quelques mois, on était 116 groupes mobilisés; on est à plus de 1800 aujourd’hui. Encore combien de groupes devront se mobiliser? Combien de personnes devront sortir et unir leurs voix pour qu’on arrive à se faire entendre?», lance Caroline Chartier, coporte-parole du mouvement.
Le mouvement compte se faire entendre pendant la campagne électorale à venir.
«Durant cette année électorale, nous serons aux aguets pour que le communataure soit inscrit dans les cadres financiers des partis. Parce que nous somme sessentiels au filet social au Québec», ajoute Sophie Tétrault-Martel, également coporte-parole du Communautaire à boutte.
Déjà des gains
Le mouvement a déjà obtenu quelques gains depusi le début de la grève. Mercredi, le gouvernement fédéral s’est empressé d’injecter 125 M$ pour faire revivre un programme de lutte à l’itinérance qui venait de prendre fin. L’annonce est toutefois arrivée trop tardivement pour plusieurs organismes, qui ont annoncé des licenciements le matin-même.
La veille, le provincial annonçait qu’il comptait prendre le relais du fédéral. Il n’est pas clair actuellement si les deux sommes s’ajouteront ou si le provincial retirera sa promesse.
Le communautaire à boutte a toutefois retiré sa confiance à l’égard de la ministre responsable du dossier, Chantal Rouleau.
