L’itinérance en augmentation à Québec… et partout ailleurs
1 084: c’est le nombre de personnes en situation d’itinérance visible dans la Ville de Québec au moment du dernier décompte du ministère de la Santé et des Services sociaux. Un chiffre en augmentation – comme partout ailleurs – qui place la Capitale-Nationale au deuxième rang des régions les plus touchées par l’itinérance.
Le dénombrement effectué en avril 2025 estime à 12 077 le nombre de personnes en situation d’itinérance visible dans les 15 régions participantes. Avec Montréal (plus de 5000) et la Montérégie (1033), la Capitale-Nationale est une des trois seules régions à franchir le cap des 1000 individus. Ceci représente une hausse de 20% pour la Ville depuis 2022.
Un sentiment de «détresse et d’impuissance»
Bien que le constat est alarmant, il n’est pas nouveau. Le nombre de personnes en situation d’itinérance ne fait qu’augmenter au Québec. Le sentiment d’impuissance, aussi.
Au tout début de l’année, la Ville de Québec a mandaté l’organisme Architecture sans frontières Québec (ASFQ) pour conduire une analyse sur la cohabitation et la sécurité des espaces publiques dans Saint-Roch, un des quartiers les plus touchés par l’itinérance à Québec. Le constat? «Les personnes consultées se sentent en général dépassées par l’ampleur de la situation et traînent un sentiment de détresse et d’impuissance face aux défis que présente le phénomène de l’itinérance», indique le rapport de ASFQ.
La Ville de Québec a répondu au constat tiré de ASFQ en notant qu’elle «mise sur des solutions efficaces et bien accueillies par la communauté» et qu’elle «collabore étroitement avec les acteurs concernés afin de répondre aux enjeux liés à l’itinérance.»
Le maire de Québec, Bruno Marchand, n’a pas encore réagit au constat du dénombrement orchestré par le Ministère de la santé et des services sociaux.