Culture

Livre: le côté sombre de Thomas Edison

LITTÉRATURE. Si l’auteure Dominike Audet a fait découvrir dans le premier tome de la série «Dans l’ombre d’Edison» un jeune inventeur travaillant qui, grâce à ses nombreuses découvertes, entrevoyait les possibilités qu’il avait de changer le monde, elle montre dans le deuxième, intitulé «Le Black Maria», des aspects bien différents de cet Américain, dont la quête pour rester au sommet font ressortir son côté sombre.

Le deuxième tome s’ouvre en 1892. Edison est maintenant prêt à dévoiler son prochain coup d’éclat: le kinétoscope. Il développe la machine à images mouvantes qui promet d’être aux yeux ce que le phonographe est à l’oreille. ll fait aussi construire le premier studio de cinéma au monde, le Black Maria, dans lequel l’équipe tourne sans relâche. Mais rapidement, des compétiteurs menacent de nouveau la tranquillité de l’inventeur.

Cette compétition et la volonté de rester au sommet ont fait découvrir à l’auteure des aspects de la personnalité d’Edison qui lui plaisait moins, rendant le processus d’écriture plus difficile. «Ce qu’il est devenu en raison de l’argent et de sa position sociale fait de lui un personnage plus difficile à gérer pour le deuxième tome. C’était un patron tyrannique qui était détesté de ses employés. […] Dans le premier tome, alors qu’il était plus jeune, il tentait de rester au sommet par rapport à ses compétiteurs en travaillant très fort. Dans le deuxième, il essaie de garder sa position de façon moins louable quand il se fait surpasser», souligne celle qui est originaire de Saint-Joachim.

Ce livre plonge le lecteur dans les premiers temps du cinéma, ce qui a nécessité beaucoup de recherches. Elle a même visionné les premiers «films» d’Edison qui, bien qu’ils ne duraient que 23 secondes, étaient révolutionnaires pour l’époque.

Écriture

Il s’agissait de la première fois que Mme Audet s’attaquait à la rédaction d’un deuxième tome d’une série, un exercice qui ne s’est pas fait sans peine. «Quand ça fait quatre ans que tu travailles sur le même sujet, il faut que tu ailles chercher comme un deuxième souffle quand tu fais du jogging. Tu dois aller trouver l’énergie suffisante pour aller écrire un autre tome. Si je refais ça, j’écrirais un gros livre que je séparerais ensuite en tomes», soutient-elle.

Malgré tout, elle a fait l’exercice avec la même rigueur que pour le premier tome. «Jusqu’à la dernière goutte, j’ai gardé tout le respect que j’avais comme lors de l’écriture du premier chapitre du premier livre. J’ai gardé le focus jusqu’à la fin sur la ligne directrice de mon histoire», affirme-t-elle, bien satisfaite du travail accompli.

Projet

Il faut dire aussi que la dynamique auteure avait quelques idées pour de nouveaux bouquins qui ont émergé lors de l’écriture. Elle se penche d’ailleurs en ce moment sur son prochain sujet, qu’elle se garde bien de dévoiler. La résidente de Duberger continuera toutefois dans le roman historique. «Le roman historique, c’est quelque chose qui me passionne. Ça me permet de me cultiver. C’est comme si j’avais des amis à toutes les époques! Je peux donner vie à des personnages historiques, pourquoi ne pas en profite.»

Dominike Audet en bref

– En 2011, elle recevait pour son premier roman, L’Âme du Minotaure, le Prix création

littéraire de la Ville de Québec.

– Elle participera aux Salons du livre de Montréal et de Québec.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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