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François Legault donne un dernier discours axé sur l’économie

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À quelques jours de quitter définitivement ses fonctions, le premier ministre François Legault a livré mercredi son dernier discours à l’Assemblée nationale. Au cœur de sa prise de parole: un appel ferme au maintien d’un rôle actif de l’État dans le développement économique du Québec.

Legault a d’abord ancré son propos dans l’histoire, rappelant l’écart historique de richesse entre le Québec et le reste du Canada. «Il y a moins d’entrepreneurs qui ont des moyens d’investir dans un grand projet», a-t-il souligné.

Le premier ministre a rendu hommage aux artisans de la Révolution tranquille qui ont, selon lui, posé les premières pierres d’un rattrapage économique nécessaire. De la création de la Caisse de dépôt et placement par Jean Lesage et Jacques Parizeau au lancement d’Investissement Québec sous Bernard Landry, il a rappelé que l’État a joué un rôle déterminant dans le développement économique de al province.

Sans oublier le bilan économique de son propre gouvernement. Au cours des sept dernières années, le Québec a réduit de six points de pourcentage l’écart de richesse avec le reste du Canada. En plus des aides gouvernementales, les investissements privés ont augmenté plus rapidement au Québec que dans le reste du pays. Résultat: une hausse du PIB par habitant et des salaires.

Du travail à faire

Malgré ces avancées, le premier ministre a reconnu qu’un écart subsiste, tant avec le reste du Canada qu’avec les États-Unis. Dans ce contexte, il a défendu sans ambiguïté la pertinence d’une intervention étatique soutenue. «On a encore besoin de l’État québécois pour se donner les moyens de nos ambitions», a-t-il lancé.

M. Legault souligne qu’il ne s’agit pas d’une fin en soi, mais d’un levier pour financer les programmes sociaux et créer de la richesse collective.

Legault a également insisté sur la nécessité d’accepter une certaine prise de risque dans le soutien aux entreprises. Les dernières années du parcours de M. Legault ont été marquées par des investissements importants dans des entreprises qui n’ont pas livré les résultats escomptés. Le plus gros projet avorté est celui de Northvolt.

M. Legault n’a pas nommé les projets risqués, mais il a affirmé que les échecs inhérents à ce type d’investissement ne devraient pas paralyser l’action gouvernementale. «Quand on ne prend pas de risque, on n’avance pas», a-t-il soutenu.

Le premier ministre sortant a par ailleurs mis en avant Hydro-Québec comme pilier de l’avenir économique de la province. Sous son gouvernement, la société d’État a multiplié les démarches pour attirer de nouveaux clients industriels, menant à un carnet de projets qu’il évalue désormais à 200 milliards de dollars. Hydro-Québec a aussi commencé à livrer de l’électricité à New York et au Massachusetts.

La protection de l’identité québécoise

Le deuxième message du premier ministre sortant a porté sur l’identité québécoise. C’est probablement l’aspect le plus controversé de son gouvernement, avec le dépôt de nombreuses lois contestées devant les tribunaux.

La loi 21 qui limite le port de symboles religieux a d’ailleurs été entendue devant la Cour suprême la semaine dernière. La diminution de l’immigration, notamment à Montréal et à laval, a aussi suscité de nombreuses critiques.

Mais c’est sur un ton d’inquiétude qu’il a dressé le portrait de la situation actuelle. «Peu importe le critère qu’on utilise — la langue à la maison, au travail, sur la place publique — il y a un déclin du français», a-t-il affirmé. Il demande à chaque député à considérer qu’il a «une responsabilité» personnelle d’inverser cette tendance.

Il a souligné avec fierté l’augmentation significative du financement culturel sous son gouvernement. «La culture, c’est l’âme de notre nation», a-t-il conclu.

Un appel à ne pas céder au cynisme

Pour clore son discours, Legault a livré un message d’espoir, reconnaissant d’emblée que le contexte mondial — il a évoqué notamment les tensions commerciales liées aux politiques protectionnistes américaines — nourrit l’inquiétude de nombreux citoyens. Sans minimiser ces préoccupations, il a néanmoins mis en garde contre la tentation du cynisme. «Il ne faut pas que le cynisme remplace l’espoir», a-t-il lancé aux élus, leur rappelant que chacun d’entre eux porte la responsabilité de donner confiance aux prochaines générations.

La prochaine personne à occuper la chefferie de la Coalition Avenir Québec sera choisie le 12 avril. François Legault quittera alors son poste de premier ministre pour lui céder sa place.

Cet article a été produit par un journaliste avec l’assistance de l’intelligence artificielle. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA.

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