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La construction ralentit, le logement abordable menacé

Près d'un chantier de Griffintown, des grues sont visibles autour des grattes-ciel du centre-ville de Montréal.

Un chantier de construction de condos dans Griffintown, en mai 2022.

Le Canada construit trop peu, et pas au bon endroit. C’est l’avertissement que lance la Société canadienne d’hypothèques et de logement dans son plus récent Rapport sur l’offre de logements, publié jeudi. La SCHL prévient que les améliorations récentes de l’abordabilité pourraient être compromises par un ralentissement de la construction résidentielle. En particulier dans le segment des logements destinés aux propriétaires-occupants.

Selon de nouvelles estimations de la SCHL, le nombre annuel de mises en chantier au Canada devrait se situer entre 417 000 et 469 000 unités pour que l’abordabilité revienne aux niveaux d’avant la pandémie d’ici 2036. Or, les données les plus récentes brossent un tableau préoccupant. En juin 2026, le nombre réel mensuel de mises en chantier a reculé de 13% d’une année à l’autre dans les centres de 10 000 habitants ou plus.

«Bien que le ralentissement de la croissance démographique ait contribué à améliorer quelque peu l’abordabilité, la construction résidentielle ralentit plus vite que la demande.  Le principal risque est que la construction soit insuffisante au Canada durant la période actuelle d’assouplissement du marché et que le pays se retrouve à court de logements lorsque la demande reprendra de la vigueur», avertit Aled ab Iorwerth, économiste en chef adjoint à la SCHL.

Déjà moins de mises en chantier à Québec

La situation est particulièrement préoccupante à Montréal, où l’écart entre l’offre et la demande de logements s’est élargi depuis la dernière estimation publiée par la SCHL en juillet 2025. L’abordabilité du logement dans la métropole «s’est considérablement détériorée depuis 2019», selon le rapport. 

Rappelons qu’à Québec, l’offre de logements est déjà à des niveaux historiquement faibles selon les dernières données de l’APCIQ.

Selon la SCHL, en juin 2026, le nombre réel de mises en chantier dans la région s’est établi à 525 unités, en baisse de 11% par rapport aux 588 unités enregistrées en juin 2025. Ce recul est principalement attribuable au segment des logements collectifs, qui a chuté de 15% sur un an pour s’établir à 456 unités. Les maisons individuelles ont pour leur part progressé de 28%, passant de 54 à 69 unités.

Le bilan des six premiers mois de l’année confirme cette tendance. Le cumul des mises en chantier dans la région de Québec pour le premier semestre de 2026 s’établit à 4230 unités, en recul de 12% par rapport aux 4798 unités enregistrées à la même période en 2025. Là encore, c’est le segment des logements collectifs qui explique l’essentiel de ce recul, avec une baisse de 14% à 3 851 unités. Les maisons individuelles ont toutefois tiré leur épingle du jeu, affichant une progression de 11% à 379 unités.

Cet article a été produit par des journalistes avec l’assistance de l’intelligence artificielle. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA.

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