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Le tourisme hivernal payant à Québec

TOURISME. En décembre, la Ville de Québec a été nommée meilleure destination hivernale par les lecteurs USA Today, parmi 20 destinations nord-américaines. Cet été, Québec avait été placée bonne première une fois de plus par Travel + Leisure. Pour l’Office du tourisme de Québec, cela représente une campagne publicitaire qu’il n’aurait jamais pu s’offrir et qui a porté fruit pendant la période des fêtes.  

(Photo TC Media – Mathieu Galarneau)

Du 25 au 31 décembre, l’Office du tourisme de Québec a observé une hausse de l’occupation des hôtels de 4,3% par rapport à la même période l’an passé.

Les sommets de l’achalandage ont été observés les 29-30-31 décembre, au moment des festivités du Nouvel An sur la Grande Allée, qui a pris un nouveau virage cette année.

Selon Marie-Julie Couturier, conseillère en communications pour l’Office du tourisme, cette hausse de l’achalandage est due à une combinaison de facteurs. En plus d’une forte devise américaine, Québec a eu droit à beaucoup de reconnaissance et de visibilité à l’international, notamment avec le concours du USA Today. «C’est arrivé juste avant la période des fêtes, ceux qui n’avaient pas fait de plans ont peut-être été influencés», explique-t-elle. 

Mme Couturier explique que le quart des touristes que reçoit Québec dans une année choisissent de venir pendant la période hivernale, c’est-à-dire entre décembre et mars.

Le bilan complet de l’Office du tourisme de Québec devrait sortir dans quelques semaines.

Qui sont les touristes?

En septembre, le maire Régis Labeaume a annoncé, à l’occasion du colloque Vision patrimoine 2017 – 2027, des investissements de 3M$ par année dans la sauvegarde du patrimoine de la Ville et une enveloppe de 15 M$ sur dix ans pour préserver son patrimoine religieux. Dans la préparation de ces investissements, le Service d’aménagement et du développement urbain a confié à la firme Aviseo Conseil le mandat de réaliser une étude sur les retombées économiques du patrimoine à Québec.

Selon l’étude menée par la firme Aviseo Conseil, Québec attire près de 5 millions de touristes annuellement. Les touristes englobent toutes les personnes qui ont fait un voyage d’une nuit ou plus, mais d’une durée de moins d’un an, à l’extérieur de leur ville et qui ont utilisé de l’hébergement commercial ou privé. Les attraits patrimoniaux ont attiré 28% des touristes venus pour le plaisir, pour visiter de la famille ou des amis, pour affaires ou toute autre raison.

Parmi ces touristes, 70% proviennent du Québec, 12% proviennent d’outremer, 10% proviennent des États-Unis, et 8%, du reste du Canada. Pour les touristes d’outremer, 79% ont visité des lieux patrimoniaux au cours de leur séjour, pour les États-Unis, on parle plutôt de 87% des touristes.

Toujours selon l’étude menée par Aviseo Conseil, «un touriste qui visite au moins un attrait patrimonial dépense en moyenne 458$ alors que la moyenne des dépenses de l’ensemble des touristes est estimée à 293$». Cependant, les touristes qui dépensent le plus sont ceux qui proviennent du reste du Canada, avec 632$.

Une industrie qui génère de l’emploi

De façon générale, l’écosystème patrimonial génère un total de 6400 emplois à temps plein et 400 M$ pour l’économie régionale.

Toujours selon l’étude d’Aviseo Conseil, les investissements de la Ville de Québec pour la sauvegarde du patrimoine représentent 371 emplois annuellement, dont 60% en construction et 12% dans les services professionnels comme l’architecture et l’ingénierie.

Les activités de fonctionnement du patrimoine génèrent 1000 emplois, dont plusieurs se trouvent dans les secteurs de l’information, de la culture et des loisirs. Les dépenses des touristes, elles, comptent pour 5000 emplois dans le secteur hôtelier, le secteur de la restauration, du commerce de détail et de gros, et dans les secteurs des arts, divertissement et loisirs.

Les dépenses des touristes religieux génèrent pour leur part 130 emplois.

Cette étude a notamment permis de démontrer que si le patrimoine de Québec était un seul employeur, il se retrouverait au 5e rang, derrière le centre hospitalier de Québec, le siège social de Desjardins, l’Université Laval et la base militaire de Valcartier.

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